Les Vents furieux de Mercedes Lackey

Les Vents furieux de Mercedes LackeyNous voici déjà au douzième volume de la série des Hérauts de Valdemar (si, si !!). Les épisodes 10, 11 et 12 forment une trilogie. Ce n’est certainement pas la meilleure de la série, mais elle s’améliore au fil des volumes. Les personnages prennent de l’épais¬seur, et si le schéma de ce récit reste très classique, les amateurs ne seront pas déçus par l’histoire d’Elspeth. L’héritière du trône de Valdemar devra livrer main tes batailles – tant personnelles que politiques – dont l’intérêt principal est de permettre aux fans de mieux comprendre l’univers dans lequel évoluent les protagonistes de cette série.

Lackey approfondit dans ces volumes les fondements de la saga. On découvre ainsi l’origine de Besoin, l’épée magique, le rôle et surtout la nature des Compagnons, et les modalités selon lesquelles la magie s’exerce à Valdemar. Toute l’histoire est ainsi prétexte à explorer la nature de la magie, et des liens qui unissent êtres humains et animaux (après les Compagnons, ce sont les Oiseaux-liges).
Bien sûr, on peut regretter que les bons sentiments s’accumulent au fil des pages, en particulier dans le second volume (cf. la critique parue dans PdE n°27, de Pierre-Alain ’963’ Nallet), mais finalement, n’est-il pas inéluctable qu’après le machinisme et la violence que l’on trouve dans la plupart des romans, les auteurs actuels souhaitent apporter un vent nouveau?
Le respect mutuel, entre les êtres comme entre les peuples, la tolérance et l’acceptation de la différence, l’écologie et les rapports à la nature sont en effet bien souvent des valeurs défendues par les auteurs de fantasy. On retrouve ces thèmes dans la série de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley ou encore dans la trilogie des Forces d’Anne MacCaffrey. Est-ce pour autant du politiquement cor¬rect, ou simplement la volonté, même maladroite ou exagérée, d’aller à contre-courant des clichés de ce genre littéraire?
La fantasy a beaucoup évolué ces dernières années, en particulier grâce aux auteurs américaines, qui ont su renouveler aussi bien les thèmes traités, que la façon de le faire. Il nous reste à souhaiter que soit trouvé un équilibre entre le machisme insupportable qui régnait en maître dans la plupart des romans de fantasy, et la mièvrerie qui guette parfois les œuvres plus récentes.

 

Chronique de Sylvie ‘982’ Gagnère

Éditeur Pocket
Auteur Mercedes Lackey
Pages  316
Prix 42F

Nous en pensons ...

Notre avis

3.0

Toute l’histoire est ainsi prétexte à explorer la nature de la magie, et des liens qui unissent êtres humains et animaux

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A propos de Richard

Richard
"Ça mériterait un bon coup de pinceau" que j'ai eu la folie de dire. "Tiens voila les clés" fut leur réponse. Voila comment on se retrouve webmaster chez PdE...

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