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Von Bek de Michael Moorcock

Von Bek de Michael MoorcockSous le titre général de Von Beck l ’Atalante a regroupé dans un pavé format « Bouquin» deux livres déjà parus, Le Chien de Guerre et la Douleur du Monde et La cité des Étoiles d ’Automne de Moorcock. 670 pages et une intéressante couverture.

Qu’en dire? Moorcock est Moorcock, c’est un des incontournables de notre genre. Personne n’a oublié Jerry Cornelius, ni ce malheureux Elric, ni le juif paumé de Voici l ’homme, sans oublier ma préférée, la sage épouse de pasteur enlevée par les cyniques danseurs de la fin des temps. On a là deux livres dignes de la production standard de Moorcock avec de grands moments, un peu de remplissage et ses trucs pour relancer l ’attention. Le premier commence fort, Satan envisage de se convertir, puis on passe à l’uchronie (au début du dix-septième siècle), puis dans un univers parallèle et enfin on retrouve le Graal. Le tout bien mêlé de descriptions sataniques (forcément) de grands coups d’épée et de jolies femmes plus ou moins vampires à moins qu’elles ne soient succubes.
On ne s ’ennuie pas une seconde, le voyage picaresque se déroule avec ses rebondissements et bien sûr, à la fin, comme c ’est de Moorcock on n ’est pas tout à fait sûr que les bons aient vraiment triomphé.
Le livre a dû être un succès (mérité) car le deuxième titre reprend le thème principal, vers 1790, mêlé cette fois d ’alchimie. Satan est moins présent, ce qui diminue la tension dramatique, et la révolution française est présentée comme le comble de l ’irruption des forces du mal sur terre (forces du mal en rébellion contre Lucifer). Ça rajoute pour le lecteur français un petit aspect kitsch bizarre auquel Michael n ’avait sûrement pas pensé. Même recette: aventures, roi des mendiants irlandais (ces salauds d ’irlandais, ne le cèdent qu ’aux révolutionnaires français), monstres dans les égouts, montgolfières en tant que clou de la science moderne, belle princesse un peu hermaphrodite et pas du tout amoureuse, le ryth¬me est moins rapide que le premier livre, c ’est une suite.
Au total si vous n ’avez pas accès au Chien de guerre dans un livre indépendant, ou si vous avez tellement aimé ce dernier que vous voulez la suite des aventures du Graal/Von Bek, le jumelage des deux livres vous plaira. Sinon le premier se suffit, la suite (à part le kitsch anti Robespierre) n ’est pas vraiment nécessaire et n ’ajoute rien à la gloire de Moorcock.

 

Chronique de Jean Jacques ‘611’ Viala

ÉditeurL’Atalante
AuteurMichael Moorcock
Pages 670
Prix23,40€

Nous en pensons ...

Notre avis

3.5

On ne s ’ennuie pas une seconde, le voyage picaresque se déroule avec ses rebondissements.

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A propos de Richard

Richard
"Ça mériterait un bon coup de pinceau" que j'ai eu la folie de dire. "Tiens voila les clés" fut leur réponse. Voila comment on se retrouve webmaster chez PdE...

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