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Un tango du diable de Hervé Jubert

Un tango du diable de Hervé JubertDans ce deuxième tome des aventures de Roberta Morgenstein, la sorcière rousse rondelette et quinquagénaire, l’enquête policière fait vite la place à un complot politique. Le rythme est toujours aussi trépidant et l’écriture toujours aussi bien adaptée au type de récit. Pourtant la lecture est un peu moins facile, sans doute à cause de l’accumulation des événements, coups de théâtre, retournements de situations et d’alliances. Peut-être aussi est-ce dû au grand nombre de personnages, dont certains comme les pirates et la Reine des gitans apparaissent en fin de volume où ils jouent un rôle essentiel.

Impossible à résumer parce que beaucoup trop compliquée, l’intrigue démarre sur une série de meurtres atroces à Bâle, alors que ce devrait être inconcevable à cause des traceurs. Ces choses microscopiques que l’on a pu croire être le fruit d’une nanotechnologie du futur dans le premier tome (« Le Quadrille des assassins ») sont en fait des êtres vivants microscopiques « domestiqués » par les sorciers pour assurer la sécurité. Ils vont échapper à ce contrôle et permettre au Baron des brumes de perpétuer ses crimes. Il y a aussi le Golem, réveillé par une horrible sorcière Banshee et un alchimiste, qui, en même temps qu’il effraye le peuple de Bâle, va permettre à ces vilains d’accomplir leur « œuvre au noir » et, par la même occasion, aider Fould, le ministre de la Sécurité, à devenir municipe et maître de la ville.
Roberta vit maintenant avec Grégoire Rosemonde, grand sorcier au passé secret. Le jeune Martineau, sympathique dans le premier tome, devient arriviste et ambitieux, en même temps qu’il découvre ses pouvoirs de sorcier de l’Air. Leur chef le major Gruber disparaît et Roberta devra courir après les méchants, en se méfiant de tout le monde, mais bien aidée par d’autres sorciers, puis par les gitans et enfin par les pirates.
Personne ne demande à ce genre de roman d’être crédible parce que « réaliste » mais le trop plein de nouvelles possibilités, de nouveaux personnages, de nouveaux événements peut finir par décrocher le lecteur, malgré le talent indéniable de l’auteur, sa légèreté et son humour.
Ce qui fait qu’il faudra laisser passer quelque temps avant d’entamer le dernier tome.

 

Chronique de Hervé ‘1435’ Thiellement

ÉditeurPoints
AuteurHervé Jubert
Pages 343
Prix7€

Nous en pensons ...

Notre avis

3.1

Le trop plein de nouvelles possibilités, de nouveaux personnages, de nouveaux événements peut finir par décrocher le lecteur, malgré le talent indéniable de l’auteur, sa légèreté et son humour.

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A propos de Richard

Richard
"Ça mériterait un bon coup de pinceau" que j'ai eu la folie de dire. "Tiens voila les clés" fut leur réponse. Voila comment on se retrouve webmaster chez PdE...

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