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« Le Pays de la nuit » de William Hope Hogdson

Depuis la redécouverte de William Hope Hogdson par les lecteurs français, Le Pays de la Nuit a toujours été présenté comme son œuvre majeure. Après avoir lu et apprécié La Maison au bord du monde, nous attendions depuis des années l’occasion de découvrir cette œuvre, que nous avons abordée avec espoir et appréhension.

Comme certains passages de La Maison…, Le Pays de la nuit évoque un lointain futur, où le soleil s’est épuisé, où les derniers hommes survivent en exploitant la chaleur et l’électricité de la Terre, à plus de cent kilomètres en dessous de la surface gelée du globe. Les derniers survivants de l’humanité se sont réfugiés dans une gigantesque pyramide, le Dernier Bastion, assiégée par les êtres monstrueux qui peuplent le Pays de la Nuit. Le héros découvre par une liaison télépathique l’existence d’une autre communauté en train de disparaître dans un autre recoin du Pays de la nuit ; amoureux d’une jeune fille lointaine, il traversera le dit pays pour aller la rechercher et la ramener au Dernier Bastion. Le récit de sa quête, et des découvertes qu’il fait, est narré par un homme actuel qui voit en ce héros sa lointaine réincarnation et en la jeune fille celle de son propre amour disparu.

Cette quête amoureuse, qui restera dans les mémoires des habitants de l’avenir comme une épopée, n’est malgré tout pas décrite avec la même puissance émotive que les cauchemars de La Maison au bord du monde. Certaines scènes tirent un peu en longueur, d’autres se résolvent d’une façon aussi miraculeuse qu’inexpliquée par le narrateur, qui s’excuse constamment de ne pas toujours comprendre ce futur qu’il perçoit… Encore que ce double regard permanent, tantôt celui du héros, tantôt celui du narrateur qui essaye d’expliquer à ses contemporains, c’est-à-dire à nous, une réalité surprenante, où l’amour est le trait le plus inchangé après des millions d’années, ne manque pas d’intérêt. Bref l’œuvre possède un attrait certain et conserve son intérêt historique, sans être aussi indispensable que La Maison au bord du monde.

La traduction semble excellente, la couverture réussie, l’édition agréable.

Bref un livre à recommander….

 

Chronique de Chroniqueur

ÉditeurTerre de brume
AuteurHope Hodgson
Pages 425
Prix23€

Nous en pensons ...

Notre avis

3.8

L’œuvre possède un attrait certain et conserve son intérêt historique

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A propos de Richard

Richard
"Ça mériterait un bon coup de pinceau" que j'ai eu la folie de dire. "Tiens voila les clés" fut leur réponse. Voila comment on se retrouve webmaster chez PdE...

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