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« La Peste rouge » de Nick Milano

Il y a des livres dont on se souvient de la première phrase à vie. “ Le Monde inverti ” de Christopher Priest est de ceux-là, “ La Peste rouge ” de Milano aussi mais la comparaison s’arrête là !

 » Sur la planète Yza. Une immense sphère de dix kilomètres de long sur huit de large et sept de haut est en orbite au-dessus d’Yza. » Ainsi commence donc le livre de Milano et le ton est donné. Dès la première page, on assiste à un dialogue édifiant et bêtifiant à peine digne d’une rédaction d’un élève de primaire ! Avec des noms ridicules (Aha et Bhé, deux des héroïnes), des dialogues incessants et au ras des pâquerettes toujours infantiles voire vulgaires sur quasiment tout le livre, du remplissage (les pages 46-47 sont par exemple quasiment la recopie des pages 40-41 pour ne donner qu’un exemple de taille), des calculs d’arithmétique à assommer le lecteur, des scènes de cul (mais il a pas dû beaucoup pratiquer, l’auteur ?!) à donner envie à Rocco Siffredi de se tirer une balle dans la tête (c’est vrai ! A quoi ça sert qu’il se décarcasse, Rocco !), des phrases sans verbe principal quasiment une page sur trois, des fautes d’orthographe et de grammaire à foison (« Malgré que »…), l’auteur et l’éditeur se foutent de nous !

Quant à l’intrigue, elle tient en une phrase : des méchants vers rouges bouffent de l’intérieur le vagin des héroïnes et la verge des héros et quand on sait qu’il y a 120000 personnes au départ sur cette “ sphère ” (et l’auteur nous l’a bien écrit vingt fois) combien seront-ils à l’arrivée ?

Preuve est faite que Les Editions des Ecrivains sont une maison à compte d’auteur avec du personnel incompétent et que Nick Milano, s’il continue comme cela, va redoubler son CE2 et ce n’est pas en nous affublant de trois-quatre notes de bas de page savantes (histoire de dire que son papa lui a offert un dico à Noël) qu’il va masquer le vide de sa pensée et la nullité de son écriture ! N’achetez surtout pas ce livre, bien sûr ! Quant à moi qui ai pour principe de ne jamais brûler un livre, je crois qu’il doit bien me rester un ou deux meubles à caler.

 

Chronique de Eric Henriet

ÉditeurEdition des écrivains
AuteurNick Milano
Pages –
Prix16,80€

 

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Notre avis

Preuve est faite que Les Editions des Ecrivains sont une maison à compte d'auteur avec du personnel incompétent et que Nick Milano, s'il continue comme cela, va redoubler son CE2

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Richard
"Ça mériterait un bon coup de pinceau" que j'ai eu la folie de dire. "Tiens voila les clés" fut leur réponse. Voila comment on se retrouve webmaster chez PdE...

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