« Les Pierres de Pouvoir tome 1: Le Fantôme du roi » de David Gemmell

Les lectures, conseillées par Maedhlyn, l’enchanteur du roi, ont permis à Thuro de découvrir les grands philosophes comme les puissants guerriers. Il peut se targuer d’avoir un esprit vif à l’instar des premiers, mais question force il s’avère bon dernier.

La santé fragile du jeune prince l’empêche de s’essayer au jeu de la guerre. Au moindre exercice, il s’écroule au sol, essoufflé. Thuro s’est donc fait une raison. Il ne distinguera jamais de fierté dans les yeux de son père. Pourtant, ce dernier ne désespère pas de le voir un jour faire des merveilles.

C’est la raison pour laquelle il a souhaité que son héritier l’accompagne au château de Deceister pour rencontrer Eldared, le roi des Brigantes. Dès le début de leur séjour, une partie de chasse est organisée. Thuro, peu désireux de lancer sa monture au galop, se laisse distancer par les autres participants jusqu’à se perdre. Seul dans la forêt, il fait la connaissance d’une jeune fille, Laitha. En se joignant à elle, Thuro échappe aux griffes des assassins qui voulaient sa mort. Malheureusement, son père y succombera.

Culain, le protecteur de Laitha, va alors prendre Thuro sous son aile et le former pour qu’il affronte son destin. Comme dans beaucoup de roman de fantasy, on suit ici l’évolution d’un jeune garçon qui grandit au fil des épreuves. Culain ne ménage pas le jeune prince qui, à force d’exercices, découvre que son corps n’est pas si fragile que ce qu’on a voulu lui faire croire. Thuro apprend à se battre et cela va également lui permettre de réaliser qui il est vraiment. Son caractère change. Il s’accepte enfin et décide de se lancer au-devant de nombreux dangers.

David Gemmell dépeint avec justesse la transformation de cet adolescent, en perte de repère jusqu’à ce qu’il prenne enfin son nom d’adulte, celui d’Uther Pendragon. On pourrait déplorer de lire encore une revisite des légendes arthuriennes, pourtant à part quelques noms et éléments disparates, on est plongé dans un récit bien loin de l’imaginaire que l’on a pu créer à ce sujet.

Dans son avant-propos, David Gemmell explique  : «  On connaît peu de chose sur la vie d’Uther Pendragon. Ce livre ne retrace pas sa biographie, puisqu’il s’agit d’un roman de fantasy. En d’autres termes, nous n’allons pas relater l’histoire telle qu’elle s’est déroulée, mais telle qu’elle aurait dû être. » Ce roman à l’écriture fluide se lit d’une traite. Pour ceux qui seraient frustrés de ne pas avoir passé assez de temps avec les protagonistes de ce récit, il y a une suite. Celle-ci se déroule 25 ans plus tard.

Chronique d’Agathe ‘1808’ Tournois

Nous en pensons

Notre avis

3,9

On pourrait déplorer de lire encore une revisite des légendes arthuriennes, pourtant à part quelques noms et éléments disparates, on est plongé dans un récit bien loin de l’imaginaire que l’on a pu créer à ce sujet. Ce roman à l’écriture fluide se lit d’une traite. Pour ceux qui seraient frustrés de ne pas avoir passé assez de temps avec les protagonistes de ce récit, il y a une suite. Celle-ci se déroule 25 ans plus tard.

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A propos de Christian

L'homme dans la cale, le grand coordinateur, l'homme de l'ombre, le chef d'orchestre, l'inébranlable, l'infatigable, le pilier. Tant d'adjectifs qui se bousculent pour esquisser le portrait de celui dont on retrouve la patte partout au Club. Accessoirement, le maître incontesté du barbecue d'agneau :)

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