« Titan » de Stephen Baxter

Titan de Stephen BaxterUn pavé, impressionnant, presque un cube. On se dit qu’il faudra du courage pour en venir à bout, on le commence et hop, c’est fini à toute allure, car c’est un livre qu’on a du mal à lâcher.

Titan raconte en un prologue, six livres et un épilogue une mission désespérée sur Titan, plus grosse lune de Saturne. Désespérée parce que lancée sans espoir de retour, comme une tentative de porter au premier plan des médias (et des crédits) une entreprise spatiale bien oubliée par les Américains.
Le prétexte en est la découverte par la sonde Cassini (qui est actuellement en route) de traces de vie sur Titan.
Le livre raconte tout, minutieusement, dans ce passé tout proche qui s’étend de demain où se prend la décision dans un climat de retour des américains à l’isolationnisme et de concurrence spatiale chinoise, puis de 2004 à 2008 pour la mise au point et le lancement, puis de 2008 à 2014 pour la traversée vers Titan, et pour finir les quatre années de survie sur Titan pendant que l’humanité se suicide.
Dans l’épilogue, situé lui dans quelques millions d’années, on apprend pourquoi tout ça n’a finalement pas été totalement inutile.

On aurait pu écrire un bouquin sans intérêt, voire pénible, avec le détail des systèmes de survie et les meilleures méthodes pour recycler les déchets corporels, mais Baxter sait y faire : Il mélange suivant les meilleures recettes ce qui se passe sur terre, aux États-Unis et en Chine, et ce qui se passe sur le vaisseau, il raconte le quotidien et les événements parfois catastrophiques, toujours haletants.
Il a choisi pour équipage un échantillon d’humanité, de sorte que chaque lecteur potentiel peut s’identifier à l’un ou à l’autre, il a su donner à chacun une profondeur, une histoire et des sentiments, bref, n’était la taille du bébé, on se croirait dans un Jules Verne écrit en 1997 : précision de l’anticipation, suspense des événements, humanité des personnages. Disons plutôt un travail considérable, basé sur les connaissances techniques de cet ingénieur en aéronautique qui a su lire et s’inspirer de modèles à succès.

 

Chronique de Jean-Jacques ‘611’ Viala

Éditeur J’ai Lu
Auteur Stephen Baxter
Pages  702
Prix 129F

Nous en pensons ...

Notre avis

4.6

On se croirait dans un Jules Verne écrit en 1997 : précision de l’anticipation, suspense des événements, humanité des personnages.

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A propos de Richard

Richard
"Ça mériterait un bon coup de pinceau" que j'ai eu la folie de dire. "Tiens voila les clés" fut leur réponse. Voila comment on se retrouve webmaster chez PdE...

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