« The Irregular at Magic High School – t. 1 et 2 » de Tsutomu Sato (texte) et Kana Ishida (ill.)

En 2095, la magie n’est plus seulement un art, c’est devenu une discipline scientifique. Les techniques et outils traditionnels nécessaires à l’activation de la magie, comme les incantations, les charmes, les grimoires et autres potions, ont été remplacés par un appareil appelé CAD pour Casting Assistant Device, dont l’abréviation signifie « outil magique » en japonais.

La Magic High School est la première des six écoles secondaires de magie qui forment les magiciens et les ingénieurs en magie. La sélection d’entrée est drastique et seuls les meilleurs sont retenus, et répartis en deux cursus. Le premier est offert à celles et ceux qui ont le mieux réussi aux épreuves pratiques. Pour ces élèves exceptionnels qui se donnent le nom de « fleurs  », l’école déploie les grands moyens.

Les meilleurs professeurs sont à leur disposition et tout est fait pour faciliter leur parcours. Le second cursus est réservé aux élèves qui se sont montrés moins brillants aux épreuves pratiques, bien qu’ayant malgré tout un potentiel leur permettant d’être admis dans l’école. Ces élèves, surnommés les « graines » ne bénéficient pas des mêmes avantages que les « fleurs », et notamment doivent apprendre seuls sans l’aide de professeurs. C’est dans ce contexte que Tatsuya et Miyuki Shiba sont admis à la Magic High Scool.

Le rôle du CAD, son fonctionnement, ses différentes catégories sont détaillés dans le premier tome de ce light novel et nécessaires à la compréhension du récit. Les différents protagonistes mis en scène par l’auteure y sont également présentés : Tatsuya et sa sœur Miyuki. Mais aussi Léo, Erika et Mizuki, les camarades de classe de Tatsuya ; Mayumi, la présidente du conseil des élèves et Gyobu, le vice-président  ; ainsi que Mari, la présidente du comité de discipline.

Cette profusion de détails techniques sur les CAD, la mise en situation de nombreux personnages nuisent à l’action et rendent la lecture de ce tome 1 un peu laborieuse. Pourtant une fois passé ce cap, on se laisse entraîner par une histoire dont on pressent tout le potentiel. Lequel se révèle dans le tome 2 où l’action s’accélère nettement.

La Magic High School se prépare à participer au Tournoi des Neuf Écoles qui rassemble les plus prestigieuses écoles de magie dans une compétition sportive où les meilleurs apprentis magiciens s’affrontent à coup de sortilèges. Chaque école sélectionne une quarantaine de participants dans deux catégories  : générale, sans restriction de cursus, et novice, réservée aux élèves de première année.

Les équipes comprennent des joueurs, mais aussi des conseillers en stratégie, et surtout des ingénieurs chargés du réglage des CAD, leur rôle étant déterminant pour la bonne utilisation des sorts. Miyuki est recrutée comme concurrente en catégorie novice. Tatsuya, contrairement aux usages établis, est recruté comme ingénieur, car ceux-ci font défaut. Leurs autres amis ne sont pas sélectionnés, mais s’arrangent pour être présents et suivre le tournoi.

Tout au long du récit, on va suivre les différentes épreuves, avec force détails, un peu trop parfois… Les explications très techniques de l’auteure qui veut que le lecteur comprenne bien ce qui se passe ont un peu l’effet contraire. On est vite saturé. Et c’est dommage, car ce tome 2 est vraiment sympathique et les clins d’œil au quidditch de « Harry Potter » sont nombreux.

Heureusement que l’action est renforcée par la rivalité avec le Troisième Lycée et la conspiration d’un groupe mafieux. Quant aux informations sur les deux héros, l’auteure les distille au compte-goutte en titillant la curiosité du lecteur. Au final, ces deux tomes constituent une excellente initiation aux light novels japonais pour un lectorat de jeunes adultes.

Chronique de Michelle ‘1642’ Gagnère

Nous en pensons

Notre avis

3,5

La profusion de détails techniques sur les CAD, la mise en situation de nombreux personnages nuisent à l’action et rendent la lecture du tome 1 un peu laborieuse. Pourtant une fois passé ce cap, on se laisse entraîner par une histoire dont on pressent tout le potentiel. Lequel se révèle dans le tome 2 où l’action s’accélère nettement. Au final, ces deux tomes constituent une excellente initiation aux light novels japonais pour un lectorat de jeunes adultes.

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A propos de Christian

Christian
L'homme dans la cale, le grand coordinateur, l'homme de l'ombre, le chef d'orchestre, l'inébranlable, l'infatigable, le pilier. Tant d'adjectifs qui se bousculent pour esquisser le portrait de celui dont on retrouve la patte partout au Club. Accessoirement, le maître incontesté du barbecue d'agneau :)

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