« L’Océan au bout du Chemin » de Neil Gaiman

À cause d’un enterrement, un homme revient dans le village perdu dans la campagne anglaise où il a grandi. Il se souvient de son enfance : une fête d’anniversaire raté, un chaton, une maison accueillante, mais aussi le suicide d’un voisin dans la voiture de la famille et les événements inquiétants qui ont suivi. Et surtout, il y a Lettie, une fillette aux talents hors du commun qui affirme que la mare derrière sa ferme est en fait un océan, et qu’elle est venue du monde situé sur l’autre rive avec sa mère et sa grand-mère.

Neil Gaiman nous offre ici un magnifique roman. Il ne cache pas qu’il a puisé dans ses propres souvenirs et c’est une histoire emprunte d’une belle nostalgie de l’enfance qu’il nous présente.

Mais plus que tout, ce livre est typiquement « gaimanien ». Il est marqué par le style unique de Gaiman, où une réalité banale dissimule un monde fantastique dans lequel vivent des créatures cruelles et inquiétantes comme cette goule déguisée en gouvernante, sorte de Mary Poppins à rebours. On y retrouve enfin et surtout la poésie qui brille dans les plus beaux tomes de la série de comics « Sandman », mais vue par les yeux d’un garçonnet qui ressemble à l’enfant qu’était l’auteur. Clairement le meilleur ouvrage de Neil Gaiman depuis bien longtemps.

Un livre inclassable, mais aussi unique et magnifique, tout simplement. À lire absolument.

Chronique de Philippe Deniel

Check Also

« Tschaï, Retour sur la planète de l’aventure » de Raphaël Albert, Étienne Barillier, Jeanne-A. Debats, Adrien Tomas

Le cycle de Tschaï est une tétralogie de Jack Vance, publiée entre 1968 et 1970, …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.