« Les compagnons de l’ombre tome 21 » anthologie

Jason Scott Aiken ouvre cette anthologie avec Galazi dans la ville enchantée, une aventure faisant intervenir Galazi le Loup, personnage créé par H. Rider Haggard, et qu’il confronte à des concepts d’Haggard, d’Eugène Hennebert et de Philip José Farmer dans une jungle luxuriante et une ville cachée. Il y a un certain souffle épique dans cette nouvelle bien que la fin arrive très rapidement et sans surprise.

Dans La Malédiction d’Aquila, Renaud de Montauban, son camarade Maugis et Ivanhoé viennent en aide aux personnages du film Ladyhawke. Il y a peu de récits sur le Moyen-âge dans cette anthologie et celui-ci apporte au moins un dénouement satisfaisant et les scènes d’action et de magie sont bien mises en avant.

Dans Le Bouc de St Elster, de Micah S. Harris, les moines Quentin Moretus Cassave, Brom Cromwell et Frater John s’allient pour lutter contre une incarnation démoniaque du dieu Pan. Au vu de l’intérêt pour l’occulte de Cassave, on peut se douter fortement du succès de leur mission. On trouve ici un récit où des magiciens s’opposent dans des duels mystiques et des questions existentielles intéressantes sur les anciens Dieux et leurs nouvelles incarnations. L’ensemble reste satisfaisant et agréable à lire.

Pour Une obligation entre gentilshommes, Peter Gabbani fait se rencontrer deux gentlemen cambrioleurs, le Britannique A. J. Raffles et le français Arsène Lupin. Qui sera le gagnant de ce duel ? Je préfère ne pas le dire et vous laisse lire cette histoire qui a le mérite d’être bien écrite et de rendre justice à ces deux arnaqueurs forts semblables. La Menace de Midas, de Rick Lai oppose les acolytes de Midas (de Jack London) et Joséphine Balsamo, personnage lié à Arsène Lupin, à Francis Ardan Sr, le père du Dr Ardan, un personnage qui aurait fortement inspiré Dr Savage. Cette nouvelle sert de prologue à une série liant Doc Ardan/Doc Savage à l’Avenger de Paul Ernst, un héros des pulps. On trouve ici tous les bons ingrédients d’un récit d’aventures typique avec ses méchants implacables et ses justiciers exemplaires.

Martin Gately propose la cinquième histoire de cette anthologie, consacrée au détective créé par Gaston Leroux, Rouletabille et la terreur du Shanghai Express. Celui-ci est confronté à la créature d’Arnaud d’Usseau et Julian Zimet, un extraterrestre ayant la possibilité de posséder plusieurs esprits. Bizarrement, cette nouvelle est plus proche du fantastique que des récits policiers, ce qui est à l’opposé des exploits de Rouletabille, mais elle demeure bien écrite et la fin proposée ici reste ouverte, ce qui amènera peut-être une suite.

Une fois de plus, Brian Gallagher fait intervenir Boris Liatoukine, le vampire russe de Marie Nizet dans Le Vampire de Berlin, ce dernier travaillant pour la police secrète du secteur soviétique pendant la guerre froide. Il affronte une de ses vieilles ennemies et découvre les vraies intentions de ses supérieurs. Quatrième histoire écrite par Gallagher avec Liatoukine, elles peuvent se lire indépendamment les unes des autres et se déroulent toutes dans une époque différente. Ici, le Berlin divisé de l’après-guerre semble fidèle à la réalité historique et le décor et l’action sont bien plantés.

Enfin, l’âme de Madame Atomos prend le contrôle de l’ordinateur d’un vaisseau spatial se rendant sur Saturne dans L’Odyssée de Madame Atomos de Michel Stéphan. C’est la moins bonne histoire de ce numéro : le plan de Madame Atomos paraît alambiqué, celui des ingénieurs restés sur Terre pour empêcher ce funeste dessein l’est encore plus, ce qui est fort dommage, car l’on trouve ici des concepts créés par Arthur C. Clarke, le guetteur de lune et CARL.

Cette anthologie s’achève par un index des personnages apparaissant dans les tomes 11 à 20 et un index des auteurs. Ce tome des « Compagnons de l’Ombre » reste assez moyen, car il est composé de trois suites, l’une sur Liatoukine, l’autre sur Rouletabille et la dernière sur Madame Atomos, d’histoires assez moyennes (Le Bouc de St Elster, La Menace de Midas) et d’autres plutôt bonnes (La Malédiction d’Aquila, Une obligation entre gentilshommes).

Chronique de Christophe ‘1416’ Colin

Nous en pensons

Notre avis

2,5

Ce tome des « Compagnons de l’Ombre » reste assez moyen, car il est composé de trois suites, l’une sur Liatoukine, l’autre sur Rouletabille et la dernière sur Madame Atomos, d’histoires assez moyennes (Le Bouc de St Elster, La Menace de Midas) et d’autres plutôt bonnes (La Malédiction d’Aquila, Une obligation entre gentilshommes).

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A propos de Christian

Christian
L'homme dans la cale, le grand coordinateur, l'homme de l'ombre, le chef d'orchestre, l'inébranlable, l'infatigable, le pilier. Tant d'adjectifs qui se bousculent pour esquisser le portrait de celui dont on retrouve la patte partout au Club. Accessoirement, le maître incontesté du barbecue d'agneau :)

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