« Le balancier du temps » de Jack Finney

Ce roman est la suite vingt-cinq ans plus tard des aventures de Simon Morley. Bien que le premier ouvrage se suffise à lui-même, il est plaisant de retrouver les personnages du premier volume. [Attention : spoiler !] Quatre ans ont passé. Toujours installé à New York à la fin du 19e siècle, Simon veut se rendre compte des changements intervenus au 20e siècle depuis son départ.

Mais à peine arrivé, ses anciens employeurs le retrouvent et lui demandent de tenter, avec les maigres indices qu’ils possèdent, de contacter un personnage censé avoir eu la possibilité d’empêcher la guerre de 14-18, premier conflit mondial. Après avoir résisté, Simon se laisse convaincre par le nombre de morts pendant cette guerre et la perspective d’un monde meilleur si elle n’avait pas eu lieu.

C’est donc en 1912 et toujours dans les rues de New York, qu’il se transporte. Cette fois, il va écumer les théâtres et music-halls de la ville afin de retrouver ce personnage mystérieux. On découvre avec lui les numéros, pièces et attractions de l’époque, décrits avec force détails. On découvre aussi les débuts de l’aviation et les grands paquebots comme le Mauretania et, de triste réputation rétrospective, le Titanic.

L’auteur nous introduit dans l’ambiance et l’environnement du début du siècle, avec également, comme dans le premier roman, des photos d’époque, renforçant la crédibilité du récit. De même qu’à la lecture du premier ouvrage, on pourrait vite s’ennuyer dans ce foisonnement de renseignements et de descriptions, mais le talent de conteur de l’auteur, ainsi que les rebondissements savamment distillés permettent de ne jamais lasser, et l’on va de surprise en surprise jusqu’au dénouement. En refermant le livre, de même que pour le premier volume, on ressent la nostalgie, communiquée par l’auteur, pour une époque disparue que l’on n’a pas connue.

Chronique de Jean-Pierre « 931 » Binet

Nous en pensons

Notre avis

4,1

L’auteur nous introduit dans l’ambiance et l’environnement du début du siècle. Son talent de conteur , ainsi que les rebondissements savamment distillés permettent de ne jamais lasser, et l’on va de surprise en surprise jusqu’au dénouement. En refermant le livre, de même que pour le premier volume, on ressent la nostalgie, communiquée par l’auteur, pour une époque disparue que l’on n’a pas connue.

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A propos de Christian

Christian
L'homme dans la cale, le grand coordinateur, l'homme de l'ombre, le chef d'orchestre, l'inébranlable, l'infatigable, le pilier. Tant d'adjectifs qui se bousculent pour esquisser le portrait de celui dont on retrouve la patte partout au Club. Accessoirement, le maître incontesté du barbecue d'agneau :)

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