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« La roue du temps » de Robert Jordan

La Roue du temps est un cycle de fantasy dû à l’écrivain américain Robert Jordan. La série complète comprend douze volumes en VO, et a été découpée en 25 volumes en VF. Les quatre tomes chroniqués ici correspondent aux volumes américains 8 et 9.

Robert Jordan est né en 1948 à Charleston en Caroline du Sud. Lecteur précoce et diplômé de l’École militaire de Caroline du Sud, il servit dans l’armée et fut envoyé au Vietnam d’où il revint décoré de nombreuses médailles. Il commence à écrire en 1977 et entame La Roue du Temps en 1990. Il s’est éteint en septembre 2007 d’une maladie rare, l’amylose.
Pour résumer rapidement les tomes précédents, trois jeunes villageois apparemment ordinaires sont arrachés à leur village et contraints de prendre la route avec une Aes Sedai et son lige (une femme capable de Canaliser le Pouvoir et son guerrier personnel), ainsi que deux jeunes femmes. En route, ils vont affronter diverses épreuves et découvrir leurs pouvoirs. En fait, ces trois jeunes gens sont Ta’veren, ce qui signifie qu’ils ont le don d’influencer le destin de toutes les personnes qu’ils croisent. En plus de ça, l’un d’eux, Rand Al’Thor, est le Dragon Réincarné, destiné à combattre le Mal dans la Tarmon Gai’don, la dernière bataille.
Dans les quatre volumes qui nous occupent, nous voyons Rand et son ennemi, le Ténébreux, continuer à pousser leurs pions pour préparer leur victoire finale. Les Seanchans poursuivent leurs tentatives pour conquérir le continent et nous ne savons toujours pas de quel coté ils feront pencher la balance. Egwene, devenue Amyrlin de la Tour Blanche, s’oppose de toutes ses forces aux desseins d’Elaida. Elayne prend place sur le trône de Caemlyn, et découvre que ce n’est que le début et non la fin de ses ennuis. Perrin n’arrive toujours pas à échapper à son destin de violence alors qu’il ne rêve que de redevenir un simple forgeron. Mat, lui, est très peu mis en avant dans ces quatre tomes.
L’univers créé par Robert Jordan est riche et complexe. En fait, à moins de lire les livres les uns à la suite des autres ou de prendre des notes, on peut facilement se perdre entre les différents personnages, les factions, les pays, etc. Les relations politiques entre les nobles de pratiquement tous les pays sont régies par le Jeu des Maisons, un « jeu » dont Machiavel aurait été fier d’être l’auteur. Le démarrage ressemble à bien des romans initiatiques, mais la longueur du cycle permet aux personnages d’évoluer bien plus qu’on n’en a l’habitude. Les tomes sont épais mais sans temps mort : l’auteur a simplement beaucoup à dire et à décrire. Au fil des volumes, l’histoire se féminise : les personnages féminins se multiplient et prennent de plus en plus de pouvoir, manipulant les hommes ouvertement ou non. Mais ne dit-on pas que derrière chaque grand homme, il y a une femme ? En tout cas, ne boudez pas votre plaisir : le talent de conteur de Robert Jordan reste intact !

 

Chronique de Vincent ‘1379’ Delrue

ÉditeurPocket
AuteurRobert Jordan
Pages 491
Prix3,50€

 

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Notre avis

4.1

Ne boudez pas votre plaisir : le talent de conteur de Robert Jordan reste intact !

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A propos de Richard

Richard
"Ça mériterait un bon coup de pinceau" que j'ai eu la folie de dire. "Tiens voila les clés" fut leur réponse. Voila comment on se retrouve webmaster chez PdE...

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