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« Errante » de Sophie Dabat

Errante-sophie-dabatDans le PdE n°74, nous avons déjà présenté Évolution, premier titre de la série Le Sang des chimères (alors intitulé Changelins) et dans le PdE n°76 son auteure, Sophie Dabat. Dans le tome 2, nous retrouvons Syrine et Agnès, confrontées à la fois à leur différence et à des « Men in Black » attachés à leurs pas. Ce deuxième opus, tout en donnant quelques réponses aux questions sur la djenneya et le chef des Men in Black, fait la part belle à l’action. Ça bouge, ça cogne, à l’occasion ça explose, pour notre plus grand bonheur.

Syrine semble un peu apaisée depuis que sa transformation est accomplie, et finira pas négocier un pacte avec son daimon, mais sa vie n’en sera pas vraiment simplifiée. On la suit dans une fugue qui lui fera retrouver à la fois ses racines marseillaises, une famille d’adoption et peut-être l’amour. Tandis que la vie d’Agnès, elle, deviendra de plus en plus chaotique et la mènera au bord de la folie. Ce qui n’améliorera pas son caractère !

Car une des forces de l’auteure est de rendre admirablement l’agressivité des adolescents, et surtout des adolescentes. (Contrairement aux idées reçues, les garçons, dans ce roman, sont des amours et les filles de vraies pestes !) Même quand la violence ne se manifeste pas dans l’action, elle reste latente, dans le langage et les pensées. Jamais une alliance ne se fait sans complications ni réticences. Certes, ça va de soi quand des ennemis s’allient contre un ennemi commun. Mais même une aide désintéressée, l’amitié, ou l’amour, ne sont pas acceptés sans lutte.

L’intérêt du roman est aussi de restituer des ambiances et des lieux de façon quasi cinématographique sans pourtant se perdre en descriptions oiseuses. Les quartiers mal famés de Marseille (je prends mal famés dans son sens étymologique) autour de la gare Saint Charles, de la porte d’Aix ou du cours Belsunce, un moulin forteresse désaffecté au milieu des landes de Bretagne, on s’y croirait !

Bref, si vous avez aimé le premier tome de la série, ne ratez pas le deuxième, et guettez le troisième, conseil d’amie !

macaron_pde78

Nous en pensons ...

Notre avis

4.0

L’intérêt du roman est aussi de restituer des ambiances et des lieux de façon quasi cinématographique sans pourtant se perdre en descriptions oiseuses. Les quartiers mal famés de Marseille (je prends mal famés dans son sens étymologique) autour de la gare Saint Charles, de la porte d’Aix ou du cours Belsunce, un moulin forteresse désaffecté au milieu des landes de Bretagne, on s’y croirait !

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Marthe Machorowski

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