Les Conseils
Aides en tous genres pour rédiger votre chronique
Ainsi, les membres de la cabine ne me redemanderont plus les pages de conseils que je leur envoie avec les livres, et qu'ils jettent à la première occasion... :-)
Tiens, on va même faire un questions-réponses!
Combien de temps ai-je pour rendre ma chronique?
C'est quoi, la structure?
Comment je présente?
J'y mets quoi?
Tout est permis!?
Quelle longueur?
Et pour les corrections?
J'ai reçu un recueil de nouvelles!!
Les choses à ne pas faire...
Combien de temps ai-je pour rendre ma chronique?
En gros quarante-cinq à soixante jours. Mais d'une manière générale, une fois que vous avez lu le livre, ne tardez pas trop. certes Cela permet de penser à l'oeuvre, de vous en faire une idée plus claire que ne peut faire un compte-rendu "à chaud", mais par expérience (et oui, j'ai été chroniqueur avant vous :-) ) le risque est grand que vous oubliiez de faire la chronique... je pense que rédiger la chronique entre trois et dix jours suivant la fin de la lecture est un bon délai.
C'est quoi, la structure?
Bonne question, qui mérite une bonne réponse.
Disons le tout net, une chronique est un avis, pas une simple présentation.
Si le chroniqueur doit bien sûr
révéler de quoi
parle le roman, son travail est dans l'analyse qu'il va faire de l'oeuvre.
Et dans le fait de dire s'il a aimé, et pourquoi. Le lecteur doit
trouver davantage dans une chronique que ce qu'il peut lire sur une quatrième
de couverture.
La partie description de l'oeuvre peut prendre entre un tiers et la moitié
de la chronique; l'auteur peut être présenté, ainsi que les grandes lignes
de l'histoire mais SURTOUT pas la fin, il est hors de question de gâcher
le plaisir du futur lecteur. On peut aussi présenter un peu les protagonistes
et leurs traits de caractère principaux...
La partie analyse est clairement la plus importante. L'avis du chroniqueur
peut y prendre une place majeure; une chronique de roman est obligatoirement
subjective, il est normal que son auteur puisse exprimer ses opinions.
Dans tous les cas, si vous
devez dire ce que vous avez aimé (le style, les dialogues, le côté épique,
le scénario bien construit, les personnages attachants, que sais-je
encore...) essayez de détailler les points forts et faibles.
Je pense qu'on peut
dire qu'une chronique est réussie si, donnant un avis plutôt négatif de
l'oeuvre, elle parvient quand même à décider quelques-uns de ses lecteurs
que ce livre peut les intéresser.
Les deux parties
dont je vient de parler peuvent être bien découpées ou se mélanger,
au choix.
Ah, une dernière chose: essayez d'être le plus compréhensible possible
dans vos chroniques. Plusieurs phrases valent parfois mieux qu'une, cela
permet de découper ce que l'on a à dire... et relisez-vous souvent, en
vous efforçant de vous mettre à la place de ceux qui n'ont pas lu le
roman. Ca paraît bateau comme ça, mais c'est primordial... je parle d'expérience!!
Comment je présente?
De la manière suivante:
Le Titre en gras
Le cycle, tome X
Prénom et nom de l'auteur
Editions
XXX pages - XXX €
et à la fin, on signe:
Prénom 'numéro d'adhérent'
Nom, XX ans.
Tout est permis!?
Ben non! faut rester civilisé. Être
chroniqueur ne donne pas le droit de dire n'importe quoi.
Un livre est le résultat d'un travail acharné, c'est faire
peu de cas de l'auteur que de le rayer d'un trait de plume définitif.
Donc, attention à rester dans les limites de la décence! On ne
descend
pas
les gens, quelqu'un ayant passé six mois, un an, deux ans... pour sortir
un roman ne mérite aucune sorte de mépris. les avis négatifs
peuvent être bien faits, bien argumentés et, dans ce cas, il pourraient
même servir constructivement à l'écrivain.
Inversement, si on a beaucoup aimé, une chronique dythirambique, remplie
de "super", "top" et dont toutes les phrases se terminent
par des points d'exclamation est rapidement assez lourde, et ne donne pas envie
d'aller au bout de sa lecture.
Quelle longueur?
Il a existé, l'espace de quelques numéros, un système
de gabarit pour les chroniques. Celles-ci devaient faire une, ou deux colonnes,
et donc faire
une taille plus ou moins fixe.
Ce système a disparu, simplifiant ainsi la tâche de pas mal
de monde (et la mienne en particulier). Mais ces gabarits avaient le
mérite
d'indiquer une taille… rappelons-les, en soulignant qu’ils
ne sont qu’indicatifs. Une chronique de
1500 signes, espaces compris, est suffisante pour un livre mineur, ou
non apprécié par
le chroniqueur (ça laisse plus de place à ceux qu’il faut
conseiller). Et 2800-3000 signes est une bonne taille pour un avis. On
peut faire plus gros, mais il faut vraiment avoir de la matière.
On peut consulter le nombre de signes contenus dans un document, sur
Word par exemple, en sélectionnant l'option "propriétés" dans le menu
"Fichier"...
Et pour les corrections?
Il peut arriver que je ne sois pas totalement satisfait et que je demande au chroniqueur de retravailler son texte, voire que je le fasse moi-même si la chronique est bonne et qu’il y a juste une chose ou deux à corriger. Je lui demande de ne pas en prendre ombrage ; même les plus grands ont besoin de correcteurs (moi-même, par moments… ;-) ), et c’est quelque chose de tout à fait normal…
J'ai reçu un recueil de nouvelles!!
Cool! perso, j'adore les nouvelles.
Par contre, une fois l'ouvrage fini, le plus dur commence... les recueils sont
parmi les ouvrages les plus difficiles à chroniquer.
En gros, je pense que la présentation "littérale",
même présentée de manière amusante, de toutes les
nouvelles une à une, sans apporter de jugement de valeur sur aucune,
n'est pas révélateur du sentiment du chroniqueur sur les histoires.
Montrer les histoires sur un pied d'égalité est un non-sens,
car dans un recueil il y en a toujours auxquelles le lecteur a accroché,
et d'autres qui l'ont laissé de marbre.
Un recueil doit s'apprécier comme un tout: On peut en détacher
des thèmes précis, un style commun, une vision décalée
de la vie. Se poser la question de quelles sont celles qui sortent du lot,
et les développer... ou parler de l'impression générale
laissée par l'ouvrage. Tout, plutôt qu'une liste énumérative.
Les choses à ne pas faire...
Il y en a, bien sûr! Stylistiquement, on ne fait pas n'importe
quoi dans une chronique.
Tout d'abord, les titres sont présentés en italiques dans
le corps de l'avis. Et les majuscules ne mettent pas n'importe où... Le
roman respecte l'usage de la majuscule pour le premier substantif,
soit le premier nom (propre ou commun) rencontré dans le titre. Tous
les mots qui le précèdent portent également une majuscule,
exemple: Le
Dernier Restaurant
avant la fin du monde. Une exception pour les noms reliés par une
conjonction de coordination (mais si, souvenez-vous, "mais, ou, et
donc, or, ni, car"...), exemple: Epées et Mort.
Ensuite, éviter autant que possible de vous exprimer à la première
personne du singulier, ça fait peut-être convivial, mais surtout amateur
et avis pas franchement "sérieux".
Même chose pour le fait d'interpeler
le lecteur en le vouvoyant, du genre "vous pensez que c'est comme ça?
et bien pas du tout! en fait...", c'est une facilité stylistique à
éviter. On peut mettre un ou deux "vous" dans une chronique,
mais c'est un maximum.
